Bobby Allain : « Tout le monde veut jouer contre Arles-Avignon »

INTERVIEW | A quelques jours du choc contre Arles-Avignon, celui qui gardera les cages audoniennes à cette occasion a accepté de répondre à nos questions. Rencontre avec Bobby Allain, l’homme sans qui le Red Star ne serait peut-être pas en 32èmes de finale de la Coupe de France. (Crédit photo : Pierrick de Morel)

Comment s’est passée cette reprise ?

Très bien, même si les vacances sont passées un peu vite… C’est toujours un plaisir de retrouver ses coéquipiers, on était content de se revoir. La reprise s’est faite dans la douleur, comme d’habitude, avec la séance spécifique de Randy [ndlr : Fondelot, le préparateur physique du groupe] au Parc de la Courneuve dimanche matin [ndlr : entretien réalisé le lundi 29 décembre].

Quels ont été les mots de votre entraîneur Sébastien Robert au moment de vos retrouvailles ?

Le coach est d’abord revenu sur la victoire contre Istres. Il a évoqué les points positifs et les points négatifs du match. Il a ensuite rapidement été question du choc contre Arles-Avignon, qui est une première étape avant la reprise du championnat mi-janvier.

Quelles sont les ambitions du club pour cette deuxième partie de saison ?

Faire une meilleure deuxième partie de saison que la première, où nous avons été un peu irréguliers. L’objectif pour la suite, c’est vraiment de chercher la régularité.

Tu vis actuellement ta quatrième saison au Red Star. Finalement, tu fais un peu partie des meubles ici…

(Il sourit). Chaque saison, il y a de nombreux joueurs qui partent… et de nouveaux qui arrivent. Je crois qu’avec Samos [ndlr : Samuel Allegro] et Ludo [ndlr : Fardin], nous sommes les vétérans du vestiaire. Pour moi, c’est vrai que ça fait déjà quatre ans… Je progresse d’années en années, et chaque saison j’ai la chance de voir de nouvelles têtes et de très belles équipes. C’est un vrai plaisir.

Le groupe a beaucoup évolué depuis la saison dernière. Pourtant les résultats sont toujours au rendez-vous…

C’est vrai. D’habitude, il nous fallait un peu de temps à chaque intersaison pour que la mayonnaise prenne, mais cet été j’ai eu l’impression que l’entente entre les joueurs s’est faite tout de suite. On s’en est rendu compte avec la qualité des entraînements.

Comment se passe la cohabitation avec Vincent Planté ?

Très bien. On s’entend bien, en dehors comme sur le terrain. J’essaye de le pousser pour qu’il soit au meilleur de sa forme, et de mon côté j’apprends beaucoup de lui et de son expérience. Lui me conseille, et un jour le relais se transmettra naturellement. Ce sera à mon tour de tenir la cage.

Si tu es numéro deux en championnat, tu es numéro un en Coupe. Quel regard portes-tu sur votre parcours dans cette compétition cette saison ?

C’est toujours compliqué de garder les joueurs concentrés sur ces matchs pièges contre des petites équipes, qui se jouent sur des détails. A chaque fois, il faut essayer de remobiliser tout le groupe. Jusqu’ici, ça s’est très bien passé, même si tout n’a pas été facile. Cela ne nous a pas empêchés d’atteindre les 32èmes de finale de la compétition.

Comment faire pour rester concentré quand on ne joue que quelques matchs par saison ?

C’est surtout à l’entraînement que ça se joue. Je travaille un peu plus que Vincent, qui est plus dans la gestion de sa forme chaque semaine. Je joue également avec la réserve de temps en temps, ce qui me permet de me maintenir en forme.

Quel est l’état d’esprit du groupe avant la réception de Arles-Avignon ?

Tout le monde est concentré, déterminé. Ce match doit vraiment nous permettre de bien lancer notre deuxième partie de saison. On s’est très vite remis dans le rythme, et j’ai senti tout le monde au top à l’entraînement. Et surtout, tout le monde veut jouer. Nous sommes un groupe de compétiteurs.

Finir aux tirs aux buts, c’est une des possibilités de la Coupe de France. C’est une de tes craintes ?

(Il sourit). Au contraire, j’adorerais que ce soit le cas. Les tirs aux buts ne sont pas ma spécialité, mais c’est un exercice que j’aime bien.

En plus de porter le maillot du Red Star, tu t’occupes des gardiens de but de l’Equipe de France des sourds et des malentendants, dont ton père est le directeur sportif. Qu’est-ce que cet engagement t’apporte dans ton métier de footballeur professionnel ?

Je me mets à  la place d’un entraîneur des gardiens. Quand je suis à l’entraînement et que je fais des erreurs, cette expérience auprès des sourds et des malentendants me permet d’avoir un peu de recul et de me dire que j’aurais dû faire ceci plutôt que cela… J’apprends beaucoup aux côtés des jeunes de l’Equipe de France, et eux me permettent également d’en apprendre plus sur moi-même.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour 2015 ?

Passer ce tour de Coupe de France, ce serait déjà extraordinaire. Pour la suite, on verra…

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