Vie du club : j’ai assisté à l’entraînement des U8/U9

image
– Crédit photo : Pierrick de Morel – 

REPORTAGE – Mercredi 2 avril, Red Star Actus était sur la pelouse synthétique qui jouxte le stade Bauer pour assister à l’entraînement des U8/U9. L’occasion de réaliser que les jeunes pousses audoniennes suscitent presque autant de ferveur que leurs aînés.

Le foot, c’est collectif, comme le rugby. Si tu ne respectes tes coéquipiers, ce n’est pas la peine de jouer au ballon”. La tête baissé, Seywan, huit ans, écoute les conseils de son père.

Depuis le bord du terrain, appuyé à la rambarde, Memeth n’a rien perdu du match qui vient de se dérouler sous ses yeux. Mais la prestation de son fils ne l’a pas convaincue. ”Quand tu joues sur le terrain, on a l’impression que tu as peur de la balle !”, se désole le père tandis que le jeune garçon, maillot du Real Madrid sur les épaules, gratte le bitume du bout de ses crampons.

Détectés dès six ans

Memeth, Hakim, Eddy, Ana : ils sont quelques parents à venir assister deux fois par semaine – le mercredi et le vendredi – aux prestations de leurs bambins. Toute la journée, les catégories d’âge – de 6 à 23 ans – vont se succéder sur la pelouse derrière le stade Bauer. Et depuis 10 heures 30, c’est au tour des U8/U9 de s’entraîner sur ce grand terrain cerné de murs colorés, couverts de graffitis à la gloire du Red Star.

Mais jouer ici se mérite : deux fois par an, le club organise des journées de détections, par catégories d’âges. Une manière de faire le tri dans le vivier de jeunes joueurs dont regorge la Seine-Saint-Denis. Une manière aussi pour le Red Star de faire bonne figure dans les championnats régionaux. Les prochaines journées de détection se tiendront d’ailleurs bientôt, aux mois de mai et juin prochains.

Conséquence de ces sélections : les gamins qui jouent ce matin-là affichent une surprenante aisance sur le terrain, malgré leur jeune âge. Combinaisons tactiques et gestes techniques s’enchaînent, pour le plus grand plaisir des adultes qui ne perdent pas une miette du match qui se déroule en clôture de l’entraînement.

Organiser des activités en dehors du football

La présence de ces parents-supporters ne découle pas uniquement de raisons sportives. Certaines mères de famille sont ainsi venues avec des thermos. Moyennant 50 centimes, elles proposent des cafés aux quelques spectateurs présents ce matin-là. Les soirs de matchs, ce sont également elles que les fans du club audonien retrouvent derrière le comptoir de la buvette, à la mi-temps des rencontres de l’équipe première.

L’argent récolté permettra ensuite à ces parents – réunis au sein du Collectif des Parents des Enfants du Red Star – de payer des activités à leurs enfants. “Nous avons organisé pour les six à neuf ans une sortie spectacle à l’espace 1789 en décembre dernier”, explique ainsi Lory Bianda, membre du groupe, sur le site officiel du club.

De la tension, comme chez les grands

Côté terrain, l’entraînement se poursuit, l’occasion de sentir la ferveur autour de ces jeunes Audoniens, une tension quasiment identique à celle dont bénéficient leurs aînés quand ils foulent la pelouse de Bauer.

Ici aussi, on encourage les joueurs, on les pousse et parfois, on dérape. Hakim, 54 ans, s’est ainsi placé le long de la ligne de touche et conteste les décision de l’éducateur qui arbitre la partie.

La sanction est double : le père est invité à repasser derrière la rambarde qui longe le terrain, tandis que son fils Ouissad, la tête basse, rend sa chasuble orange pour rejoindre les autres remplaçants assis sur le bord du terrain. La punition sera de courte durée et le gamin, sans doute inspiré par Gaëtan Laborde, offrira la victoire à ses coéquipiers dans les ultimes minutes de jeu, d’une magnifique frappe depuis l’entrée de la surface de réparation.

« Les études d’abord ! »

On vient ici pour le ballon, pour la passion”, explique Hakim après le coup de sifflet final, comme pour justifier son coup de sang. “Je fais des sacrifices pour venir ici, raconte de son côté Memeth, restaurateur à Ivry-sur-Seine et donc en retard pour les préparatifs du service de midi. Je viens pour le plaisir de voir Seywan jouer, pas parce qu’il va devenir footballeur.

Memeth et Hakim sont d’ailleurs unanimes : “Les études d’abord ! » Cependant, si l’occasion se présente un jour pour leurs fils de porter le maillot vert et blanc, nul doute qu’ils seront ravis de venir soutenir leurs enfants. Mais depuis les tribunes de Bauer cette fois.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s