Steve Marlet : « Se dégager de la zone à risque »

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(Crédit photo : Pierrick de Morel)

INTERVIEW – A la mi-saison, le directeur sportif du Red Star a accepté de faire le point avec nous sur la situation du club, mais également d’évoquer le cas Oudrhiri et l’efficacité retrouvée des attaquants audoniens. Entretien.

Steve, quel bilan tires-tu de la première partie de saison du Red Star ?

Nous avons vécu un début de saison un peu compliqué, avec une crise au niveau des résultats, mais je savais que le groupe avait du potentiel. Le changement d’entraîneur a marqué le début d’une nouvelle dynamique, les joueurs ont pris confiance en eux, nos attaquants marquent… Pour l’instant je trouve que le bilan est bon, même si nous pouvons mieux faire.

Qu’est-ce que l’arrivée de Sébastien Robert a changé pour le groupe ?

Sébastien a relancé les joueurs en amenant un peu de confiance, il a apporté sa façon de concevoir le football. C’est quelqu’un de très pointu, de très précis. Après, il y a aussi eu une grande remise en question de la part de tous les joueurs, comme c’est souvent le cas lorsqu’il y a un changement d’entraîneur. Derrière il y a eu des résultats, ce qui nous a permis d’être dans une bonne dynamique.

Quels sont les objectifs du club pour la suite de la saison ?

Essayer de se dégager de la zone à risque, la zone de relégation. Malheureusement, avec notre défaite du week-end dernier [ndlr : face à Fréjus-Saint-Raphaël, 3-2], nous sommes revenus à deux points du premier relégable, ce qui nous place dans une situation peu confortable. Il faut essayer de se donner un petit peu d’air. Ensuite, nous verrons si nous pouvons nous rapprocher des premières places du classement.

Cette contre-performance, c’est un coup d’arrêt pour le groupe ? 

Forcément puisque nous restions sur une série sept matchs sans défaites en championnat, avec également une victoire contre Tours en match amical une semaine auparavant (2-0). Nous étions sur une très bonne dynamique… Maintenant, quand je vois le contenu du match face à Fréjus, je ne suis pas non plus spécialement inquiet. C’est un petit incident de parcours et maintenant, nous allons repartir du bon pied pour le prochain match.

« Fréjus ? Un petit incident de parcours. »

Le prochain match, ce sera le 24 janvier à Bauer contre Vannes. Un mot sur cet adversaire ?

C’est une équipe qui joue très bien au ballon. Pour moi, Vannes était l’une des équipes qui pratiquait le meilleur football en National. C’était le cas l’année dernière, c’était le cas l’année d’avant… Malheureusement pour eux, ils ont perdu pas mal de joueurs, et ils se retrouvent aujourd’hui dans une situation assez compliquée. Mais ils ont quand même quelques individualités assez dangereuses. C’est une équipe qu’il va falloir prendre au sérieux.

La semaine dernière, Amine Oudrhiri a quitté le club pour rejoindre le FC Nantes. Pourquoi avoir laissé partir un titulaire indiscutable ?

Amine avait des opportunités, notamment celle de Nantes. Nantes le voulait absolument, lui était en fin de contrat. Nous ne sommes pas là pour bloquer les joueurs, nous avons vocation à les former. Nous y avons trouvé notre compte contractuellement, le joueur aussi, il n’y avait pas de raison pour qu’on le bloque.

Le groupe ne risque-t-il pas d’être affaibli par ce départ ?

Non, parce qu’il y a des joueurs qui reviennent bien. Je pense notamment à Geoffrey Tulasne, qui a à peu près le même profil, et qui a récemment réalisé des prestations plus que satisfaisantes. Même lors de la défaite face à Fréjus, il a été très bon, tout comme face à Tours. C’est un joueur qui a été freiné par les blessures, mais cette année il semblerait qu’il soit sur la bonne dynamique. J’espère qu’il ne se blessera plus, je touche du bois… (Il pose ses mains à plat sur son bureau). Le départ d’Amine pourrait être compensé par la montée en puissance de ce joueur.

Le départ de Oudrhiri sera-t-il compensé par des arrivées ?

Ce n’est pas exclu mais ce n’est pas une priorité… Pour l’instant, nous nous donnons le temps de la réflexion, mais ne nous sommes pas dans une nécessité absolue de recruter. Nous laissons la porte ouverte, peut-être que si il y a une bonne opportunité avant le 31 janvier nous y réfléchirons… Mais je le répète : ce n’est pas une priorité.

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(Crédit photo : Pierrick de Morel)

Comment expliquer l’efficacité retrouvée des attaquants audoniens ?

C’est une histoire de confiance. Des occasions, nous en avions. Même dans nos périodes sombres où nous perdions les matchs, nos attaquants avaient souvent deux, trois voire plus d’occasions par match. Il y avait simplement un manque de confiance, un manque de réussite. Tout cela a changé quand les joueurs se sont remis en question. Gaëtan Laborde n’avait pas beaucoup joué en première partie de saison parce qu’il avait eu une préparation perturbée, il était parti aux Jeux de la Francophonie avec l’Equipe de France et il n’était donc pas au meilleur de sa forme… En ce moment il revient très bien, il est efficace. Et lorsque vous avez un attaquant efficace, cela entraîne les autres vers le haut, notamment Kévin [Lefaix] qui a lui aussi retrouvé sa réussite. Tout cela fait qu’aujourd’hui, nos attaquants marquent et j’en suis bien content…

« Lorsque vous avez un attaquant efficace, cela entraîne tous les autres vers le haut. »

Toi qui a été entraîneur adjoint du club avant de devenir directeur sportif, tu n’as jamais été tenté par l’idée de prendre les rênes de l’équipe ?

Si, c’est quelque chose qui m’a déjà tenté… Maintenant c’est bien aussi d’avoir un peu de recul, un peu plus de hauteur. La position dans laquelle je suis me permet d’avoir un regard sur les équipes de jeunes. Je n’exclu pas de retourner sur un banc un jour ou l’autre, mais pour l’instant mes fonctions sont intéressantes, elles me plaisent et je ne me pose pas la question. Mais à terme, j’aimerais être sur un jour sur un banc.

Récemment, Philippe Mexès t’as dépassé au classement des blessures les plus stupides [ndlr : Le joueur de l’AC Milan s’est blessé lors d’une séance d’UV en novembre dernier, dépassant dans ce classement établi par L’Equipe Steve Marlet, qui s’était fait mal en prenant son accréditation dans l’œil lors de l’Euro 2004…] Pas trop déçu ?

(Rires) C’est un peu frustrant, mais c’est vrai que Philippe a fait fort. Il faut savoir s’incliner quand il y a plus fort que soi, et là c’était le cas…

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